Amandine et Anthony en vadrouille au Faso
carnet de voyage au Burkina Faso de deux étudiants en psychologie.

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Le parc naturel d'Arly

Retour sur nos motos brousse… nous voila parti pour le parc d’Arly, immense parc peuplé d’animaux sauvages, à la frontière du Bénin et du Burkina. Paysage somptueux tout au long des 3h de trajet aller : des grands espaces peuplés d’animaux guidés par les bergers, des baobabs aux formes surréalistes, des manguiers immenses, des papis réunis sous des arbres à palabres, et tous les enfants qui nous saluent. Une fois arrivés au Parc, triste et rageante nouvelle: le gestionnaire est parti avec l’enveloppe/budget couvrant 10 ans de frais d’entretien. Le parc est désormais un parc-fantôme, les babouins ont cassés les vitres de l’hôtel désormais désaffecté, les éléphants ont défoncé les grillages et les pistes ne sont plus entretenues ce qui oblige le gardien a refusé les clients par sécurité. On rebrousse chemin, mais chance inespérée on réussi quand même à voir un troupeau de babouins, des phacochères, des cobs de bufon et au dire d’Amandine, un lion (mais ça c’était un peu plus tard et dans la nuit). La chance ne s’est pas arrêtée la quand au loin on aperçoit un troupeau de 7 éléphants et leurs petits, beau spectacle qui a vite tourné a la bonne montée d’adrénaline, quand ces braves pachydermes nous ont poursuivis derrière la moto.



Publié à 04:29, le 6/01/2008,
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Le spectacle Adieu Paris

A venir très bientôt

Publié à 04:26, le 6/01/2008,
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Hommage à Norbert Zongo

Comment en un tour de main faire oublier la venue de Kadhafi, les expulsions sommaires de Sans-papiers et au passage alimenter l’appétit « people » de ses admirateurs et de ses détracteurs... Faire un tour de Space Mountain. Même loin comme on est, cela rassure de voir que Sarkozy est resté ce fin manipulateur de médias qu’on aime tant. Alors que tous les tabloïds poubelles affichent notre président en compagnie de sa nouvelle égérie, nous tenions à saluer la mémoire d’un vrai et authentique journaliste, devenu icône au Faso : Norbert Zongo.

Le 13 décembre 98, près de Sapouy, un land cruiser est en train de brûler, à terre git un homme gravement blessé. Dans la voiture en flamme, trois hommes tués par balle dont Norbert Zongo, journaliste engagé, postant ses articles dans l’hebdomadaire « l’indépendant » (le plus lu au Burkina). A l’annonce de la nouvelle, spontanément des milliers d’étudiants et d’élèves manifestent devant le siège du parti au pouvoir, le CDP, et brisent les vitres du palais de justice. Le jour de l’enterrement 15 000 personnes suivent le cortège. Reporters sans frontières met immédiatement la pression face aux autorités qui refusent d’ouvrir une enquête (…) 9 ans plus tard, toujours personne n’est incarcéré, les procès sont reportés et aboutissent en non lieu, des pièces du dossier se perdent, et bizarrement surtout celles mentionnant le nom de François Compaoré, le frère de Blaise Compaoré actuel président du Faso…

L’histoire commence ainsi. David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré, est accusé de vols d’argent par ce dernier. Il est emprisonné par la garde du président Blaise, et après des traitements inhumains, David Ouedraogo succombe à ses blessures. Norbert Zongo enquête alors sur cette injustice, y consacre des articles et milite ouvertement pour que l’affaire soit jugé, en faisant peser l’accusation sur François Compaoré et en ne niant pas la responsabilité de son Président de frère.

La voiture des assassins de Zongo est sortie du Parc Automobile de l’Etat, les responsables du Pae devraient être capable de dire pour quelle mission et avec qui le véhicule est sorti, mais non, pas d’enquête. Les expertises balistiques ont révélé que lesdites armes ne peuvent venir que d’une caserne miliaire. Toutes ces preuves ont étés effacés, cachées, dissimulées, au nom de la raison d’état. Dans le même souci, une émission consacrée à Norbert Zongo programmée à la télé nationale ne sera pas diffusée. Censure quand tu nous tiens...

En 1999, François Compaoré est inculpé pour « meurtre et recel de cadavre », mais il a un avocat tout droit venu de France et un frère président de la République, alors même pour deux sombrissimes histoires, il ne risque même pas une heure de geôle. 9 ans sont passés et à mesure que sa conscience doit se tranquilliser, les preuves se perdent et l’ombre du maton s’éloigne. Toutefois, l’affaire est toujours relayée par la presse libre, et de nombreux burkinabés ont observés un jour de deuil le jour de son anniversaire.

 

Une pensée pour tous les reporters sans frontières et les anonymes qui luttent pour que justice soit rendue.

toan



Publié à 04:18, le 6/01/2008,
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Nouvelles photos

Plein de nouvelles photos de notre escapade au Ghana, a Banfora et à Bobo et de nouvelles dans l'album Batié.

Publié à 07:00, le 21/12/2007,
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Banfora et ses alentours

 

Voilà déjà un mois que nous sommes au pays des hommes intègres...

Nous nous régalons toujours autant, prenons toujours le temps de faire les choses, et apprenons de plus en plus sur ce pays aux plus de soixante éthnies.

Après avoir passé trois semaines à travailler à Batié, nous avons pris quelques jours de vacances.

Deux villes retenaient particulièrement notre attention: Bobo-Dioulasso et Banfora; c'est donc là que nous sommes allé. C'est au sud-ouest du pays, pas très loin de là où nous nous trouvions.

Là, nous devons avouer avoir fait les touristes...

Le sud-ouest est une région magnifique, très luxuriante comparée au sahel aride du nord.

A Banfora, nous avons traversé les rizières, les champs de cannes à sucre, et sommes arrivé aux dômes de Fabédégou.

Endroit sacré, ce sont d'immenses dômes d'argile aux formes mystérieuses, lunaires. L'imagination va bon train...

En continuant notre route, nous avons atteint les chutes de Karfighéla. Alors là, que du bonheur. Que dire. Le 16 décembre, se baigner dans des cascades naturelles, dans un décor hors du temps, c'est inoubliable.

Oh mais on ne vous a pas tout raconté sur Banfora!

Le lendemain, avec notre guide Abdoulaye, nous sommes allé, avant l'aube, sur le lac de Tengréla.

Le jour se lève doucement, les oiseaux donnent leurs premiers coups d'aile de la journée, et... les hippopotames s'animent... Fabuleux. On se croit reporters pour Arte ou national geographic.

Il ne faut pas se priver de tels moments. C'est très touristique, certes ça change de l'ambiance "immersion totale à la population", mais c'est tellement bon...

Leur pays est magnifique, visitons-le!

En plus, ils adorent raconter leur histoire, leurs contes, leurs croyances.

Que du bonheur.



Publié à 06:30, le 20/12/2007, Bobo-Dioulasso
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Les premières actions de Luttopie

Notre toute jeunette association a d'ors et déja permis :

- De distribuer des fournitures scolaires aux enfants de Batié. Nous remercions d'ailleurs l'école de Mr Brard pour son beau geste.

- De réparer un puits, source d'eau pour de nombreuses familles

- D'habiller et de chausser quelques enfants des rues

- De financer l'opération d'un papi (ernie hydrocele)

- D'appuyer les projets de l'action sociale-solidarité nationale de la ville de Batié 

 

 



Publié à 12:54, le 14/12/2007,
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Une journée type à Batié

Tout roule toujours pour nous dans notre petit village de brousse, nous commencons à prendre nos petites habitudes. Voici une journée type pour les curieux.

7h30 Amandine se lève et pendant une demi heure elle tente de faire se lever Anthony qui ne répond que par des grognements.

7h50 Petit déj au maquis/soundsystem "le café des amis" qui balance du bon gros son jamaicain dès le matin

8h à 12h On passe dans les bureaux de l'action sociale, aux ateliers de formation des jeunes, à l'hopital, voir ce qu'on peut faire et comment on peut le faire, on organise notre participation au projet de lutte contre le trafic des enfants. On discute avec nos copains, et avec les habitants qu'on connait bien maintenant, meme si on les reconnait pas toujours, en tous cas eux ils nous reconnaissent.

12h à 14h On mange du riz sauce et on discute, au grès des rencontres.

14h à 17h Pareil que le matin.

17h à 20h On rentre dans notre case, on va chercher l'eau au puits et on va se laver, on note sur papier nos idées, on peaufine nos projets, on remplit nos canets de voyage en regardant passer les vaches, les moutons et les cochons qui se promènent en toute liberté autour de chez nous. On regarde la nuit tomber.

20h à 00h On va manger au kiosque de notre pote Ali, on discute par ci par la, puis on se cale boire une Brakina ou boire de la dolo dans le cabaret derrière chez nous. On rentre dans la nuit à travers champs, éclairés par la petite torche manivelle, puis à la bougie on lit un peu, on discute ou écrit nos carnets de voyage puis on s'endort sur nos lits de camp sous la moustiquaire.

 



Publié à 12:26, le 14/12/2007,
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Les enfants orpailleurs (voir photos)

A quelques kilomètres de Batié, après un chemin de savane peuplé de hautes herbes, de baobabs et de karité, le tout parcouru en mobylette, nous arrivons a Tinhouri sur une haute colline où quelques centaines de personnes vivent et suent du trafic d’or. Sous des petites cabanes de branches et de bouts de bois, les différentes étapes de l’extraction d’or : des adolescents couverts de poussière, au bras démesurément musclés pour leurs âges, assis par terre, cassent des grosses roches à coups de marteaux – plus loin, d’autres pillent les cailloux obtenus avec une grosse barre de fer pour en faire de plus petits cailloux destinés à la troisième étape - le passage au moulin ou d’autres jeunes adultes dans de gros nuages de poussière transforment les pierres en poudre à destination du dernier triage laborieux, les mains dans la boue et le mercure…
A la fin de la chaîne, un homme gras, confortablement installé dans un fauteuil de paille, bien à l’ombre, nous montre fièrement de grosses pépites d’or, il en évalue la valeur, un grand sourire aux lèvres, a 450 000 FCFA ; on n’a même pas osé demander le salaire de ces jeunes exploités. Plus tard en montant plus haut sur la colline, on prend le pire en pleine face. Les roches aurifères sont en fait extraites du sous sol. Des enfants de moins de 14 ans engagés pour leur agilité et leur petite taille creusent à coup de pioche, dans un noir total, des galeries de tout juste 1m sur 1m à des profondeurs atteignant la plupart du temps 20m (parfois plus de 40m) . Les murs des galeries sont maintenus par de gros bâtons de bois, il est évident que régulièrement ils cèdent …



Publié à 09:34, le 8/12/2007,
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SOS Sahel

Mercredi nous partons à Batié, au sud ouest du pays. C'est dans la petite corne frontalière entre le Ghana et la Côte d'Ivoire. Comme dans toutes les zones frontalières poreuses, des trafics en tout genre.... mais ici c'est de trafics d'enfants dont il s'agit. Des hommes profitent de la détresse des familles en faisant miroiter un avenir plus rose pour leurs enfants. Ceux ci partent donc, de l'espoir plein la tete et finissent esclaves dans la brousse ghannéenne ou ivoirienne. Nous partons donc rejoindre l'action de SOS Sahel, dont les membres agissent tant qu'ils peuvent pour au moins freiner ce trafic, en faisant de la prévention dans les familles, en créant des zones de transit, en accueillant les enfants.

Nous sommes comblés à l'idée de partir, tout en sachant que ce sera certainement une épreuve et une confrontation assze brutale avec les réalités.

Et puis, on va se mettre un peu plus au pied du mur, sans eau courante ni éléctricité...

Nous pouvons dire cependant que nous nous habituons plutôt pas mal... même pas une turista

Ce pays fait vraiment réfléchir, à beaucoup de niveau.

une semaine passéé, et nous avons l'impression d'avoir vécu un mois d'émotions...

 



Publié à 06:45, le 26/11/2007, Batié
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Une semaine à Ouaga, juste avant la brousse...

Eh bonjour,

c'est toujours en direct de Ouaga que nous vous écrivons...

Je ne sais plus où nous nous étions arrêté la dernière fois, mais je vais essayer de reprendre ça.

ça fait six jours que nous sommes là, et nous hallucinons toujours de la gentillesse et la générosité des burkinabè.

Enfants comme adultes, tous ce que nous avons rencontrés étaient prêts à rendre service à la plus petite occasion.

S'en est presque gênant parfois!

Rien à dire, la différence culturelle est immense, elle fait cependant plaisir à ressentir. Mais contrairement à ce que nous pouvions anticiper, pas de syndrome du "toubab dans la brousse", dans la rue certains enfants nous apellent "nasaara" (le blanc) mais ce n'est jamais péjoratif, c'est le plus souvent affectueux ou ... descriptif.

Pour résumer, nous sommes chez Abidine, notre ami.

Grand personnage du milieu culturel de Ouaga, il met en scène une comédie musicale qui s'intitule Adieu Paris, traitant de la dépendance et de l'indépendance à l'égard de la France. Cette pièce est d'ailleurs dédiée à notre président. Les comédiens-musiciens sont adorables en plus d'ête talentueux, et ça a été pour nous une aubaine. Par leurs intermédiaires, et l'intermédiaire du centre Wizga ou on passe beaucoup de nos après midis, on a déjà rencontré plein de gens: musiciens, comédiens, rappeurs, danseurs, slameurs, marionettistes...

Nous avons visité un peu la ville, et puis, nous sommes allé à Lumumba, un village de brousse à quelques kilomètres de Ouaga. Sous un soleil de plomb, nous avons marché sur ce sol ô combien aride, guidés par une maman et son tout petit. On y a rencontré des femmes travaillant au jardin, plantations irriguées grace à un système de pompe et de puits, qu'elles se sont financés seules en s'associant. Plus tard on a partagé un moment avec des paysans qui se reposaient à l'ombre d'un arbre, avec des enfants qui péchaient..

De belles journées



Publié à 05:35, le 26/11/2007, Ouagadougou
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L'arrivée

Mort de rire

Ni Béogo

Après 7 h de vol, et une escale en Algérie

Nous voilà donc arrivé au pays des hommes intègres...

A peine arrivés, nous étions déjà à la maison...

accueillis par Abidine (I can fly) -- la suite un peu plus tard



Publié à 07:13, le 22/11/2007,
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